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Musée de la Camargue

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visite virtuelle

Actualités

[ Programme d'activités ]

Le programme Grand public et Educatif du Parc naturel régional de Camargue est sorti !

Retrouvez toute l'actualité du Musée de la Camargue jusqu'à la fin de l'année.

Visuel Prog PNRC 2022

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[ Exposition ]

Odyssée pastorale 

Du 4 juillet au 9 octobre 2022

Programme Arles Associé des Rencontres d’Arles

Odyssée Pastorale 174Lionel ROUX FRANCE 1997 Copie

Odyssée Pastorale 184Lionel ROUX CORSE 1999

Fils et petit-fils de berger, le photographe Lionel Roux capte, pour la restituer en images, la puissance silencieuse qui se perpétue sous les formes actuelles de la vie pastorale, cette force vitale forgée dans le contact des hommes et des bêtes partageant la même condition dans cet espace nommé « Provence » ou « pays d’Arles ».

 

[ Exposition ]

Aux Origines. De la Camargue                                             

Rendez-vous pour un voyage dans l’espace et le temps en Camargue.

Visible jusqu'au 18 septembre 2022.

Visuel Aux Origines bd

© Coll. F. Colomb de Daunant

Témoignages

Isabelle & Philippe
musée de la Camargue
6/05/22, 14:54

Nous avons fait une très belle découverte en visitant ce musée et en nous baladant sur le parcours prévu. L'histoire de la Camargue en a été … read more

Faby
13/09/21, 09:16

Super accueil avec une camarguaise-Sarde, jolie boutique et belle exposition sur l'histoire de la Camargue.

Carle Naudot : ethnographe

Fidèle à ce territoire qui l’a accueilli à ses dix-sept ans, Charles Naudot (1880-1948), “photo-ethnographe”, n’a cessé sa vie durant de rendre compte du quotidien de la Camargue.
Né à Pertuis dans le Vaucluse, Charles Naudot passe son enfance à Marseille, puis à Bollène et suit un apprentissage professionnel à Chalon-sur-Saône avant d’entrer aux ateliers des Chemins de Fer d’Arles, en 1888. En 1900, il est employé par la société Solvay à Salin-de-Giraud. En 1906, son mariage avec Joséphine Yonnet, fille du manadier Christophe Yonnet, l’attache définitivement à cette communauté de “l’autre bout de la Camargue” et à la terre où réside le couple jusqu’en 1940. C’est là que, par attachement à sa terre d’accueil, Charles devient Carle, dit lou Camarguen, adoptant définitivement son prénom en langue provençale. Au sein de la société Solvay, Carle, talentueux dessinateur, deviendra chef du bureau des études. Joséphine et lui auront deux filles : Nerto, née en 1910 et Estérello, née en 1922. Carle participe activement à la vie de la basse Camargue et à la diffusion de la culture régionale au service de laquelle il consacre son temps libre : membre du félibrige, de l’antique Confrérie des gardians, de la Nacioun gardiano, adjoint spécial de Salin à la mairie d’Arles, créateur du club taurin de Salin en 1901, il est aussi membre de la Société d’ethnographie française. Cette affiliation lui vaudra, en 1977, la publication posthume de l’ouvrage Camargue et gardians qu’il avait achevé avant de mourir, en 1948. L’intérêt majeur de ce travail méthodique et précis est reconnu par le Parc naturel régional de Camargue et la Société française d’ethnographie qui, grâce à l’appui de Nerto et Estérello Naudot l’éditent pour la postérité. Aujourd’hui, encore, Camargue et gardians demeure l’ouvrage de référence sur la Camargue de la première moitié du XXe siècle.

Conscient de la disparition d’un monde dont il a mesuré l’intérêt ethnologique, Carle, qui pensait tout d’abord rendre hommage à son beau-père, Christophe Yonnet, manadier à Salin-de-Giraud, réunit dans cette étude toute la mémoire du métier de gardian tel qu’il était pratiqué durant la première moitié du XXe siècle, ainsi que tous les usages de la basse Camargue. Sa méthode encyclopédique ne néglige aucun détail. On y trouve : les surnoms d’une quarantaine de gardians contemporains de Carle, des recettes de cuisine, des poèmes et chansons, ainsi que la description des fêtes qui rassemblent les habitants de Camargue. A la suite de la fête de l’antique Confrérie des gardians et des courses de chevaux qui permettaient aux cavaliers de se mesurer à des jeux d’adresse, viennent les jeux “gardians” mis en scène par le marquis de Baroncelli pour les spectacles de la Nacioun gardiano. Ces jeux inspirés de la chevalerie médiévale contribueront à la revalorisation de l’image du gardo-bésti qui évolue du simple pasteur à cheval au chevalier des temps modernes. La mutation n’a pas échappé à Carle qui, durant un demi-siècle de vie en Camargue, relate par l’image la construction d’une identité territoriale fondée sur des spécificités qui avaient jusqu’alors marqué un territoire hostile aux yeux de tous : l’aspect sauvage du paysage, la dureté du climat, l’isolement, la part de risque et de précarité qui demeure au quotidien et fait de la vie en Camargue une aventure. Le gardian qui trouve ses lettres de noblesses dans cette mutation devient alors l’acteur principal de la vie en Camargue parce que unique en son genre, il correspond à cette terre insolite en faisant corps avec elle.