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Musée de la Camargue

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visite virtuelle

Actualités

En bref

[Découvrez le programme grand public du Parc]

Programme 2024 grand public, disponible ci-dessous !

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Yoga au musée : les valeurs du territoire

Samedi 8 juin de 10h à 12h

Venez vous ressourcer dans les collections du musée lors de cycle de pratique de yoga pour adultes, avec Lucile Jouvenel, professeur, sur les grandes valeurs de la Camargue: la liberté....  Un médiateur du musée vous fera découvrir lors d'une visite flash le musée.

Tarif : 24€ au total

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> Nuit européennes des Musées . 

Samedi 18 mai

Randonnée étoilée sur le sentier du Mas du Pont de Rousty : observation de la faune sauvage, du ciel et des étoiles accompagnées des astronomes du Pays d’Arles.

Gratuit réservation conseillée au 04 90 97 10 82 ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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Des audioguides et traductions en plusieurs langues disponibles dans le musée avec votre téléphone.

 

[ Expositions ] 

 La Camargue entre deux eaux

Après l’exposition Aux Origines dédiée à la construction de l’image de la Camargue depuis les cartes de géographies jusqu’aux cartes postales, La Camargue entre deux eaux traite de l’importance des eaux qui donnent vie à la Camargue.

Visible jusqu'au 16 septembre 2024

 

Visuel expo Camargue entre deux eaux BD

 

 

Témoignages

Isabelle & Philippe
musée de la Camargue
6/05/22, 14:54

Nous avons fait une très belle découverte en visitant ce musée et en nous baladant sur le parcours prévu. L'histoire de la Camargue en a été … read more

Faby
13/09/21, 09:16

Super accueil avec une camarguaise-Sarde, jolie boutique et belle exposition sur l'histoire de la Camargue.

Carle Naudot : ethnographe

Fidèle à ce territoire qui l’a accueilli à ses dix-sept ans, Charles Naudot (1880-1948), “photo-ethnographe”, n’a cessé sa vie durant de rendre compte du quotidien de la Camargue.
Né à Pertuis dans le Vaucluse, Charles Naudot passe son enfance à Marseille, puis à Bollène et suit un apprentissage professionnel à Chalon-sur-Saône avant d’entrer aux ateliers des Chemins de Fer d’Arles, en 1888. En 1900, il est employé par la société Solvay à Salin-de-Giraud. En 1906, son mariage avec Joséphine Yonnet, fille du manadier Christophe Yonnet, l’attache définitivement à cette communauté de “l’autre bout de la Camargue” et à la terre où réside le couple jusqu’en 1940. C’est là que, par attachement à sa terre d’accueil, Charles devient Carle, dit lou Camarguen, adoptant définitivement son prénom en langue provençale. Au sein de la société Solvay, Carle, talentueux dessinateur, deviendra chef du bureau des études. Joséphine et lui auront deux filles : Nerto, née en 1910 et Estérello, née en 1922. Carle participe activement à la vie de la basse Camargue et à la diffusion de la culture régionale au service de laquelle il consacre son temps libre : membre du félibrige, de l’antique Confrérie des gardians, de la Nacioun gardiano, adjoint spécial de Salin à la mairie d’Arles, créateur du club taurin de Salin en 1901, il est aussi membre de la Société d’ethnographie française. Cette affiliation lui vaudra, en 1977, la publication posthume de l’ouvrage Camargue et gardians qu’il avait achevé avant de mourir, en 1948. L’intérêt majeur de ce travail méthodique et précis est reconnu par le Parc naturel régional de Camargue et la Société française d’ethnographie qui, grâce à l’appui de Nerto et Estérello Naudot l’éditent pour la postérité. Aujourd’hui, encore, Camargue et gardians demeure l’ouvrage de référence sur la Camargue de la première moitié du XXe siècle.

Conscient de la disparition d’un monde dont il a mesuré l’intérêt ethnologique, Carle, qui pensait tout d’abord rendre hommage à son beau-père, Christophe Yonnet, manadier à Salin-de-Giraud, réunit dans cette étude toute la mémoire du métier de gardian tel qu’il était pratiqué durant la première moitié du XXe siècle, ainsi que tous les usages de la basse Camargue. Sa méthode encyclopédique ne néglige aucun détail. On y trouve : les surnoms d’une quarantaine de gardians contemporains de Carle, des recettes de cuisine, des poèmes et chansons, ainsi que la description des fêtes qui rassemblent les habitants de Camargue. A la suite de la fête de l’antique Confrérie des gardians et des courses de chevaux qui permettaient aux cavaliers de se mesurer à des jeux d’adresse, viennent les jeux “gardians” mis en scène par le marquis de Baroncelli pour les spectacles de la Nacioun gardiano. Ces jeux inspirés de la chevalerie médiévale contribueront à la revalorisation de l’image du gardo-bésti qui évolue du simple pasteur à cheval au chevalier des temps modernes. La mutation n’a pas échappé à Carle qui, durant un demi-siècle de vie en Camargue, relate par l’image la construction d’une identité territoriale fondée sur des spécificités qui avaient jusqu’alors marqué un territoire hostile aux yeux de tous : l’aspect sauvage du paysage, la dureté du climat, l’isolement, la part de risque et de précarité qui demeure au quotidien et fait de la vie en Camargue une aventure. Le gardian qui trouve ses lettres de noblesses dans cette mutation devient alors l’acteur principal de la vie en Camargue parce que unique en son genre, il correspond à cette terre insolite en faisant corps avec elle.